Une nouvelle hausse prévue de longue date
L’augmentation découle de la convention collective de travail n°43. Les partenaires sociaux avaient convenu de plusieurs relèvements successifs du revenu minimum : en 2022, en 2024 puis en 2026.
La nouvelle étape entrée en vigueur au 1er avril correspond à une augmentation structurelle de 35 euros bruts, elle-même adaptée pour tenir compte de l’évolution de l’index.
Le Conseil national du Travail précise que le mécanisme a été conçu avec un deuxième objectif : améliorer réellement le revenu disponible des salariés concernés. L’ensemble des mesures fiscales accompagnant la réforme doit porter le gain net lié à cette étape à environ 50 euros par mois pour un travailleur au salaire minimum.
Un minimum qui protège surtout les bas salaires
Le RMMMG n’est pas exactement synonyme de « salaire mensuel minimum » dans tous les secteurs. De nombreuses commissions paritaires disposent en effet de leurs propres barèmes et ceux-ci peuvent être supérieurs au minimum interprofessionnel.
Le RMMMG joue néanmoins le rôle de filet de sécurité : pour un travailleur majeur occupé à temps plein et entrant dans son champ d’application, le revenu mensuel moyen ne peut pas descendre sous ce seuil.
La hausse est donc particulièrement importante dans les métiers où les rémunérations restent proches des minima légaux.
Un avantage qui peut dépasser la seule hausse brute
Les salariés à bas revenus peuvent également bénéficier du bonus à l’emploi, qui réduit les cotisations personnelles de sécurité sociale et augmente ainsi le salaire net sans exiger une augmentation équivalente du coût salarial brut.
Autrement dit, le renforcement du minimum belge en 2026 se combine avec d’autres mécanismes destinés à préserver le pouvoir d’achat des travailleurs les moins rémunérés.
Indicateurs clés — 2026
- RMMMG depuis le 1er avril : 2 189,81 € par mois
- Travailleurs concernés : principalement les salariés de 18 ans et plus
- Hausse structurelle prévue par les partenaires sociaux : 35 € bruts
- Objectif de gain net associé à l’étape de réforme : environ 50 € par mois
Pour les salariés proches du salaire minimum, 2026 apporte donc une amélioration concrète et durable de la rémunération.