Jusqu’à trois semaines supplémentaires
Avant la réforme, le repos de maternité d’une indépendante était normalement composé de 12 semaines : trois semaines obligatoires et neuf semaines facultatives à temps plein.
Depuis juillet 2026, la partie facultative peut être prolongée de trois semaines au maximum à temps plein.
Une indépendante choisissant un régime à mi-temps peut convertir cette extension en six semaines supplémentaires.
Le choix est lié à l’aide à la maternité
La Belgique prévoit également des titres-services gratuits destinés à aider les jeunes mères indépendantes dans les tâches ménagères après la naissance.
Depuis juillet, l’indépendante peut choisir une combinaison entre le nombre de titres-services et la durée supplémentaire de son congé.
Par exemple :
- avec 105 titres-services, elle conserve jusqu’à neuf semaines de repos facultatif ;
- avec 70 titres-services, elle peut aller jusqu’à dix semaines ;
- avec 35 titres-services, jusqu’à onze semaines.
Les modalités exactes varient notamment en cas de naissance multiple.
Plus de liberté pour organiser la reprise d’activité
Pour une salariée, l’entreprise continue généralement de fonctionner pendant son absence. Pour une indépendante, la situation est souvent différente : certains dossiers, clients et décisions restent directement liés à sa présence.
La possibilité d’étendre le repos ou de l’organiser à mi-temps permet donc une reprise plus progressive.
Couplée à la dispense de cotisations sociales désormais accordée pendant deux trimestres après l’accouchement, la réforme améliore sensiblement la protection des jeunes mères entrepreneuses en 2026.
Indicateurs clés
- Entrée en vigueur : 1er juillet 2026
- Extension maximale à temps plein : 3 semaines
- Extension maximale à mi-temps : 6 semaines
- Aide complémentaire possible : jusqu’à 105 titres-services
Pour les entrepreneuses concernées, le principal gain est la possibilité de choisir plus librement entre temps disponible, aide à domicile et reprise professionnelle.